Il y avait si peu près de la rivière.

Carnet août 2011 - feutre - Kyoto 2011

Les herbes sauvages envahissaient le lit de la rivière. Sur la rive, par petites touffes, du gazon sec brûlé par le soleil, des pavés grossièrement assemblés délimitaient un chemin où circulait piéton et vélos. Il y avait aussi ces amoureux assis près du bord, disposés régulièrement à égal distance les uns des autres, éloignement quasi millimétré. Les garçons regardaient tous la rive d’en face, où il ne se passait presque rien, si ce n’est d’autres garçons qui leur renvoyaient leur image. Tous arboraient un air inspiré avant de parler, phrases courtes et son linéaire. Les filles, elles riaient copieusement de tout et parlaient sans discontinuer. Leurs petits rires ponctuaient ma marche. Je rentrais à l’auberge, enveloppé dans l’obscurité d’une chaude nuit. Des vagues de taxis dévalaient l’avenue que je longeais. À l’abri derrière des buissons qui suivaient ma route, je percevais leur lumière et leur son. Il y avait si peu près de la rivière et pourtant.

Mantes/Kyoto

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