La paresseuse.

Scéance de croquis de nu du 15 février - Mantes 2012

Son corps était lourdement allongé sur le drap disposé en montagne. L’extrême chaleur de la pièce nous ensommeillait tous. Nous étions disposés en orchestre devant elle. Le bruit du papier gratté, frotté, les cliquetis de mon pinceau sur le rebord du verre d’eau interprétaient sans doute une berceuse à ses oreilles. Je voyais de ma place ses cils qui battaient rapidement l’air pour finalement s’immobiliser en position basse. Dormait-elle ? L’immobilité apparente de son corps ne la fige pas pour autant. Une vibration à peine perceptible se lisait sur sa peau. Une invitation au sommeil, au laissé aller, à l’abandon, à l’oubli.

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