Invisible.

Rivière 3 – acrylique sur washi – Mantes avril 2012

Même son reflet semblait être totalement absent de ses grands yeux. Aucune place pour l’homme perdu qu’il était et qu’elle qualifiait de malade. Dans ses pupilles, d’autres choses plus brillantes, plus étincelantes, plus riches, se dessinaient parfaitement. Et toutes ses choses qu’il n’était pas, le faisaient disparaître chaque jour un peu plus et le rendaient chaque jour plus vulnérable et plus sombre. Son amertume était double, une fois car toutes ses choses semblaient ne pas avoir besoin d’elle alors que lui était comme envoûté et une autre fois car il n’était pas toutes ses choses qu’elle désirait tant. Il n’était que lui et cela ne la contentera jamais, s’était-il mis en tête. Il était lui et il se sentait invisible. Je le regardais avec parfois beaucoup de pitié, mais le plus souvent la colère prédominait. Comment peut-on ne pas accepter le changement à ce point tentais-je de lui souffler ? « Parce qu’alors, cela voudrait dire que j’ai eu tord, me répondit-il ! Parce qu’alors je ne serais plus rien, pas même moi… »

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