Ceux que l’on aime.

P1390773

Frère et sœurs – Huile sur toile – Mantes Juillet 2014

Liées comme un bouquet de fleurs, les sœurs encadrent le petit frère. J’ai fait de mon mieux. Mais cela ne suffit pas, je le sais. Durant tout ce parcours, j’ai eu sans cesse en tête cette phrase idiote, sans queue ni tête, qu’avait un jour prononcée mon professeur d’histoire de l’art au lycée : « on ne peut bien dessiner ou peindre, ceux que l’on aime « . La phrase était tombée comme un couperet sur nos sceptiques figures à l’époque. Je comprends bien maintenant toute la nuance qu’elle porte en elle, mais je rage et je fulmine sans arrêt de l’avoir en tête à chaque fois. Pourquoi ces maudits pinceaux ne veulent-ils plus m’obéir quand raisonne le souvenir de ces mots ! Du coup, je songe aussi à mon propre status de professeur et à toutes ces phrases que nous lançons à tir larigot. Sur ce que doit être un bon travail, une bonne réflexion, un bon sujet, un bon thème, une bonne production. Peut-être ai-je moi aussi sans le savoir contraint, coincé, enfermé mes élèves dans des idées toutes faites sans queue ni tête et qu’ils les traineront longtemps avec eux. Les pauvres !

Publicités
Cette entrée a été publiée dans art. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s